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Entreprendre en SAS ou en Micro Entreprise est-ce une bonne idée ? (Première partie)

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Entreprendre en SAS ou en Micro Entreprise est-ce une bonne idée ? (Première partie)N°10.1 | septembre 2019

Depuis 5 ans à peu près, la plupart des prospects que je reçois n’a qu’une idée en tête pour créer son entreprise : se mettre en Auto Entrepreneur (appelé aujourd’hui Micro Entrepreneur) ou en SAS.
Les statistiques sont là : Pour 3 SAS créées, une seule Sarl

Sur les réseaux sociaux on ne parle que de cela : SAS / ME

Mais est-ce vraiment la solution ou les solutions les plus merveilleuses qu’on veut bien nous laisser entrevoir ?…. je n’en suis pas si certain.


Petite revue des avantages et des inconvénients d’être en Micro Entreprise ou en SAS.

I. La micro Entreprise

 A C’ est quoi la Micro Entreprise

Ce n’est pas un statut mais un régime fiscal et social dérogatoire, basé sur le système de l’auto liquidation des charges.

Ainsi, sont payés l’impôt et les charges sociales uniquement en cas de gains..

B Les avantages

Il est indéniable que l’engouement (plus d’un million de personnes) provient de sa simplicité de création (en ligne et gratuit), de l’absence de tva, de l’absence de comptabilité (attention toutefois d’avoir un second compte en banque dédié à l’activité et de tenir un registre des recettes).

C Inconvénients

Ils sont nombreux et parfois sournois.

De petits inconvénients comme le manque de crédibilité du projet, des problématiques de présomption de salariat ou l’impossibilité de signer un bail commercial, sont tout à fait gérables.

L’impossibilité de déduire des frais la rend optimale que pour les activités de conseils mais pas de production.

Mais deux inconvénients majeurs sont à mettre en évidence :

  • le doublement des seuils des régimes micro fin 2017 a entraîné une nouvelle typologie fiscale de Micro Entrepreneurs puisqu’au delà de 33200 euros et jusqu’à 70000 euros de chiffre d’affaires, il y a obligation de facturer la TVA et donc de tenir une comptabilité…. pour un régime dit simplifié, ça se complique !

Pour en savoir plus sur le doublement des seuils des régimes micro, lire mon article : Doublement des seuils des régimes micro : Découvrez la vraie règle !

  • le prélèvement libératoire n’est pas si libératoire que son nom veut bien le laisser entendre. En effet, en acquittant avec sa déclaration trimestrielle de charges sociales, les 2,2 % de prélèvement libératoire d’impôts sur le revenu, on se pense libéré… et bien non : si vous avez d’autres revenus dans le foyer fiscal, vous devrez acquitter un complément d’impôts sur le revenu. cela rend un peu moins intéressant le prélèvement à la source. Pire encore : si votre foyer fiscal dégage près de 27 ke de revenus imposables par part fiscale, vous n’avez plus le droit d’être au prélèvement libératoire de 2,2 % mais serez soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu avec des taux de 30 %, 40 % ou 45 %….. qui a dit que c’était un régime fiscal intéressant… ?

Pour en savoir plus sur cette problématique et comprendre les variations d’impôts que cela peut occasionner, vous pouvez lire la fiche expert : Régime micro fiscal et prélèvement libératoire : Les pièges des régimes micro

Bref, on l’aura compris, loin d’être un mauvais régime, il ne devra pas être ouvert à tout va sans considération des problématiques occasionnées sournoisement.

 


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