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Les 5 à 7 du Fair : thème 4 « Comment se structure-t-on lorsque l’on est artiste ? »

 

Les 5 à 7 du Fair : thème 4 « Comment se structure-t-on lorsque l’on est artiste ? »Mars 2015

C’est avec plaisir, que suite à l’atelier que j’avais fait au MaMA, j’ai accepté cette nouvelle demande du FAIR pour co-animer une conférence sur le thème « du  Statut et du Régime de l’intermittence et des possibilités pour un artiste de se structurer pour se produire, s’éditer et organiser des concerts ».

J’ai eu la chance de partager cet atelier avec Didier Le Bras, de Culture de Gestion et Julien Soulié du FAIR. Nous étions le 24 mars.


Concrètement, qu’est-ce que le FAIR ?

Fair signifie Fonds d’Action pour l’Initiative Rock.

Créée en 1989 à l’initiative du Ministère de la Culture, l’association a pour vocation d’aider les jeunes artistes et groupes français. Chaque année, le FAIR récompense 15 lauréats, sélectionnés par un comité artistique, composé de professionnels de la musique et renouvelé chaque année. L’association apporte aux jeunes talents, une aide financière et juridique. Elle les forme aux techniques de la voix et les conseille en matière de management.
Pour promouvoir les artistes sélectionnés, le FAIR publie chaque année une compilation comportant une chanson de chaque lauréat, distribuée gratuitement à 10 000 exemplaires. Depuis 2007, une tournée, baptisée « Fair : le tour », est organisée par l’association. Elle permet aux lauréats de se produire dans une dizaine de villes françaises.
Le FAIR est financé par le ministère de la Culture, des sociétés de gestion des droits d’auteur, telles que la SACEM, la SCPP et l’ADAMI, et des organismes comme le CNV, le Fonds pour la création musicale (FCM) et la Société des producteurs de phonogrammes en France (SPPF). L’association bénéficie également du soutien de Ricard SA Live Music.

Le site du Fair.

(Source : Wikipédia)

Julien Soulié en est son actuel Président.

Pendant près de deux heures nous avons échangé sur :

  • la définition de l’autoproduction, qui permet de démontrer qu’à ce stade de la création, avoir un statut n’est pas nécessaire (exemple : l’artiste qui produit son album chez lui),
  • les problématiques et les incompatibilités liées à l’auto-entreprise.
  • les montages particuliers avec les associations qui nécessitent « un habillage » (Prix, Produit, Public, Publicité… Dite règle des 4P sur la fiscalisation des associations),
  • la création d’une société de type SARL ou SAS et les problématiques ou les avantages procurés (gestion plus lourde, coût plus élevé mais patrimoine propriété de l’entrepreneur contrairement à l’association, régime social du Président et du gérant, possibilité ou non d’établir un pacte d’associés),
  • les compatibilités des différents régimes et statuts pour lesquels les réponses font souvent l’objet de controverses.

Au terme de ce 5 à 7 qui réunissait que des gagnants du FAIR, la diversité des questions nous a convaincu de l’importance du sujet. Nous observons que chaque cas, chaque condition d’exploitation, chaque business model est pratiquement unique. C’est de ces difficultés que naît l’intérêt de consulter un expert-comptable spécialisé comme le cabinet Com’Com !

Crédit photo : Le FAIR.


 

Eric HainautEric Hainaut
Expert-Comptable


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